Auto-entreprise : quels plafonds de chiffre d’affaires en 2026 ?
À partir du 1er janvier 2026, les plafonds de chiffre d’affaires de l’auto-entreprise évoluent et s’appliquent, selon plusieurs sources officielles, jusqu’en 2028. Ces seuils déterminent si vous pouvez rester dans le régime micro-entrepreneur, avec ses règles simplifiées de gestion et de fiscalité. La bonne lecture dépend surtout de votre activité, car tous les métiers ne relèvent pas du même plafond.
À retenir :
Les plafonds 2026, relevés à 203 100 €, 83 600 € et 15 000 €, déterminent si vous conservez le régime microentrepreneur ; suivez-les pour anticiper un changement de statut.
- Identifiez précisément votre nature d’activité et appliquez le plafond adapté : commerce et hébergement 203 100 €, services et professions libérales 83 600 €, meublés non classés 15 000 €.
- Surveillez le HT encaissé sur l’année civile et tenez un suivi mensuel des encaissements pour détecter tout risque de dépassement.
- Pour une activité mixte, contrôlez simultanément le total qui ne doit pas dépasser 203 100 € et la part services qui ne doit pas dépasser 83 600 €.
- En cas de risque de dépassement, préparez le passage à une autre forme juridique (EURL, SARL) et consultez régulièrement l’Urssaf et Service public pour les mises à jour.
Les plafonds de chiffre d’affaires de l’auto-entreprise en 2026
Le plafond de chiffre d’affaires correspond au montant annuel de recettes à ne pas dépasser pour conserver le régime micro-entrepreneur. Il s’agit d’un repère central pour l’auto-entreprise, car il conditionne le maintien du régime et l’éventuel changement de cadre fiscal.
Les données à retenir proviennent notamment du portail de l’administration et de l’Urssaf. Ces sources distinguent clairement les activités commerciales, les prestations de services et les locations meublées, ce qui évite de mélanger des règles qui n’obéissent pas au même plafond.
Les plafonds selon la nature de l’activité
En 2026, le montant à surveiller varie selon la catégorie d’activité exercée. Cette distinction est déterminante, car un commerçant, un consultant ou un loueur de meublé ne sont pas soumis aux mêmes seuils.
Pour bien comprendre, il faut d’abord identifier la nature exacte de votre activité. Une boutique en ligne relève du commerce, un consultant indépendant relève des prestations de services, tandis qu’une location Airbnb peut relever d’un régime différent selon que le bien est classé ou non.
Un guide sur la différence entre freelance et auto‑entrepreneur peut vous aider à identifier votre statut.
Commerce, hébergement et locations meublées classées
Les activités de commerce et de fourniture de logement sont soumises, en 2026, à un plafond de 203 100 € HT. Cela concerne par exemple la vente de marchandises, une boutique e-commerce, un magasin physique ou encore certaines activités d’hébergement.
Les locations de meublés de tourisme classés relèvent aussi de ce plafond de 83 600 € HT pour 2026, selon la présentation officielle des seuils applicables à cette catégorie. Il faut donc vérifier le classement du logement, car cette qualification modifie directement la limite à respecter.
Prestations de services, activités libérales et meublés non classés
Les prestations de services relevant des BIC ou des BNC, ainsi que les professions libérales, sont plafonnées à 83 600 € HT en 2026. Cela vise, par exemple, un consultant, un graphiste, un développeur indépendant ou un coach exerçant en micro-entreprise.
Les locations de meublés de tourisme non classés font exception avec un plafond spécifique, inchangé, de 15 000 €. Il ne faut pas les confondre avec les meublés classés, ni leur appliquer le plafond des services à 83 600 €.
Le tableau ci-dessous résume les seuils à retenir pour 2026.
| Nature de l’activité | Plafond 2026 | Exemples |
|---|---|---|
| Commerce et fourniture de logement | 203 100 € HT | Boutique en ligne, vente de produits, hébergement |
| Prestations de services BIC et BNC, professions libérales | 83 600 € HT | Consultant, développeur, graphiste, coach |
| Meublés de tourisme classés | 83 600 € HT | Location saisonnière avec classement officiel |
| Meublés de tourisme non classés | 15 000 € | Location meublée sans classement |
Les évolutions par rapport aux années précédentes
Jusqu’en 2025, les anciens plafonds étaient de 188 700 € pour la vente et l’hébergement, et de 77 700 € pour les services et les professions libérales. En 2026, le dispositif est revalorisé afin de suivre l’évolution de l’économie et d’ajuster les seuils à la réalité des activités indépendantes.
L’augmentation est de 14 400 € pour le plafond commerce et hébergement, et d’environ 5 900 € pour les activités de services et libérales. Certains sites affichent encore les anciens montants, mais ces chiffres ne sont plus ceux à retenir pour 2026.

Cette mise à jour vise à éviter qu’une micro-entreprise ne sorte trop vite du régime à cause de seuils devenus trop étroits par rapport à l’activité économique actuelle. Elle traduit aussi une volonté d’harmoniser la lecture des plafonds sur plusieurs années.
Cas particuliers et fonctionnement en activité mixte
Une activité mixte désigne une auto-entreprise qui cumule plusieurs natures d’activité, par exemple de la vente de produits et des prestations de services. Dans ce cas, le calcul ne se limite pas à un seul seuil, car deux règles doivent être contrôlées en parallèle.
Première règle, le chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 203 100 €. Deuxième règle, la part issue des prestations de services ou des activités libérales ne doit pas dépasser 83 600 €. Si l’une de ces limites est franchie, le régime n’est plus sécurisé.
Par exemple, si vous réalisez 150 000 € de ventes et 70 000 € de services, votre chiffre d’affaires total atteint 220 000 €. Même si la part services reste sous 83 600 €, le total dépasse 203 100 €, ce qui pose difficulté. À l’inverse, 120 000 € de ventes et 85 000 € de services franchissent la limite des services, même si le total reste proche du seuil global.
Pour les meublés de tourisme non classés, la limite demeure strictement fixée à 15 000 €. Il n’existe pas de cumul possible avec les autres plafonds pour contourner cette règle.
Envisager une autre forme juridique, comme l’EURL ou la SARL, peut être pertinent selon votre volume d’activité.
Ce qu’il se passe en cas de dépassement des plafonds
Le dépassement des seuils doit être suivi avec attention, car il peut entraîner un basculement hors du régime micro-entrepreneur l’année suivante si les plafonds sont dépassés deux années consécutives. Il ne s’agit donc pas seulement d’un indicateur théorique, mais d’un point de surveillance régulier tout au long de l’année.
Le chiffre d’affaires à prendre en compte correspond au montant HT encaissé sur l’année civile. Il faut donc suivre les encaissements réels, et non seulement les factures émises ou le volume d’activité prévisionnel.
En cas de risque de dépassement, il est recommandé d’anticiper les démarches, de préparer le passage vers un autre régime et, si besoin, d’informer les autorités compétentes. Une transition préparée évite les erreurs de déclaration et les mauvaises surprises au moment de la clôture annuelle.
Points de vigilance et erreurs fréquentes
La première erreur consiste à confondre les plafonds selon la nature de l’activité. Un commerçant ne doit pas reprendre le seuil d’un consultant, et inversement. La seconde erreur, très courante, est d’appliquer à tort le plafond de 83 600 € aux meublés de tourisme non classés, alors que leur limite reste de 15 000 €.
Il faut également se méfier des contenus en ligne qui affichent encore les anciens seuils de 188 700 € et 77 700 €. Ces montants appartiennent à la période précédente et ne correspondent plus aux plafonds 2026 publiés par les sources officielles.
Pour rester à jour, la meilleure habitude consiste à consulter régulièrement l’Urssaf et Service-public.fr. Ces références permettent de vérifier les montants applicables, les cas particuliers et les éventuelles précisions réglementaires sans s’appuyer sur des informations obsolètes.
En 2026, la lecture des plafonds de l’auto-entreprise repose donc sur une règle simple, mais qu’il faut bien distinguer selon l’activité : 203 100 € pour le commerce et l’hébergement, 83 600 € pour les services et les activités libérales, et 15 000 € pour les meublés non classés.
